| Dr. André Brie, 26.11.2004
Les Groupes de Combat de L’UE
Les troupes fédérales
allemandes en Côte d’Ivoire, des unités de combats
polonais au Congo, des soldats finnois en Tchétchénie : si
les ministres de défense européens avaient le plein
pouvoir, des groupes combattantes européennes déjà l’an
prochain seraient partout dans le monde pour apporter la
paix dans des fourneaux de crise. Lundi, la ronde à
Bruxelles s’est entendue de former au total 13 « Battle
Groups », qui auraient aussi la possibilité de se jeter
dans des batailles parallèlement. Ils seront composées d’à
peu près 1500 d’hommes chacun et devraient être
mobilisable dans 5 à 10 jour. On peut bien douter qu’en si
peu de temps l’ONU n’ aura guère la possibilité de donner
un mandat à un groupe pareil, donc il s’agit bien ici
d’une tentative de calmer des populations effrayées par le
terrorisme.
L’Allemagne va
participer des le début dans quatre de ces « groupes de
batailles ». Cela n’est pas surprenant, car Berlin était
déjà, avec Paris et Londres, leur mère spirituel. En
Novembre 2003, la Grande Bretagne et la France avaient
suggéré la formation de ces unités de combats flexibles ;
en février de cette année, le concept avait été présenté,
avec la participation de l’Allemagne, à Bruxelles.
Apparemment la militarisation de l’Europe occidentale
procédait trop lentement aux yeux de ces trois États.
Parce que les premiers groupes sont maintenant censés de
se lancer dans l’action déjà en 2005, on était obligé
d’abord de se louer les avions de guerre – en Ukraine. Le
fait que cette ancienne république soviétique est
critiquée par beaucoup de monde à l’Ouest pour la crise de
sa démocratie en ce moment n’a apparemment peu
d’importance en cette matière.
Pas le fait non plus,
que les « Battle Groups » font peu de sens militaire…
Bien sûr il est
important de pacifier des conflits régionaux – pour
prévenir une déstabilisation internationale et pas en
dernier lieu des catastrophes humanitaires comme en ce
moment dans la région Soudanaise du Darfur. Mais
premièrement la communauté internationale, L’UE et les
États de l’Ouest semblent pas du tout capable de mener une
politique capable de ne pas provoquer des crises pareilles
ou bien de les étouffer au plus tôt et avec des moyens
civils – au contraire, ils semblent de chercher leur
bonheur dans plus en plus de cas dans des interventions
militaires. Encore pire, des régimes corrompus ou
dictatoriaux sont des partenaires privilégiés de l’Ouest,
à condition de disposer de champs de pétrole ou d’être
importants du point de vue militaire ou stratégique.
Et deuxièmement, où
après tout a le déploiement de troupes vraiment aidé à
quelque chose ? En Afghanistan, marquée non seulement par
la guerre des « Warlords », mais où le pays, à en croire
aux rapport de l’ONU les plus récents, aussi court le
danger de devenir un État de drogues ? En Iraq, où le but
était de pacifier la situation par le recours à des
« partenaires » de Washington après les Anglo- Américains
avaient envahis le pays, mais où le pays n’a, au
contraire, jusqu’ici pas vécu pas une seule journée sans
attentats et sans violence ? Au Congo, en Côte d’Ivoire,
en Colombie ? Ou bien au Kosovo, où maintenant, ce ne sont
plus les Alban(aise)s qui sont discriminé( e )s, mais où
ce sont les Serbes qui ont peur pour leur vie ?
Non, cela n’est pas
une question de défense nationale, de stabilité
internationale et de sécurité, ce n’est pas une question
de la lutte contre le terrorisme – celui-ci, on peut
seulement le provoquer et non pas le calmer par la guerre.
Non, il s’agit ici d’ambitions de grande puissance, de
conquête du monde auprès les Etats-Unis, ou bien aussi en
compétition partielle avec elle, il s’agit de la
distribution de marchés lucratifs et de sources de
ressources naturelles, il s’agit de faire vaincre des
intérêts séparés de l’Europe.
Cela est affirmé
aussi par le fait que, pour la prévention civile des
conflits et la solutions de crises – par exemple au moyen
de policiers et de forces judiciaires, par la protection
contre des catastrophes, à travers des services d’aides et
de support administratif – seulement quelques centaines
d’experts ont été réservés. Bien qu’il semble différemment
au premier regard, avec les « groupes de batailles »
l’Europe non pas en dernier lieu abandonne encore un –
peut-être l’ultime – élément d’une politique de sécurité
indépendante. Parce que, après tout, la mobilisation de
« groupes de batailles » européens n’est pas la libération
de Washington et de L’OTAN mais en fait la subordination
au-dessus des suggestions de cette dernière. Comme le
ministre de défense néerlandais Henk Kamp a déclaré très
ouvertement après la décision de Bruxelles au sujet des
« Battles Groups » : « Le concept est, après tout, tout à
fait en accord avec la troupe d’intervention rapide de
l’OTAN. »
© Neues Deutschland,
Novembre 26, 2004.
Traduit par Carla
Krüger
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