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| FRANÇAIS
| TEXTES CHOISIS |
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Cher M. le Président,
cher Mme la Commissaire, M. le Ministre, chers/chères
collègues,
lors de l'attentat le
plus sanglant depuis 2001 hier à Kaboul plus de 40
afghanes et afghans et indiennes et indiens ont été
tués et plus de 140 blessés. A eux et à leurs
familles nous devons notre profonde compassion, à
leurs assassins notre indignation. Si, comme moi,
l'on ne suit non seulement les médias européens,
mais aussi l'édition d'aujourd'hui du “Daily Outlook
Afghanistan“, en langue anglaise, l'on saura que la
violence en Afghanistan est encore beaucoup plus
répandue et quotidienne. Des enseignants et
enseignantes sont fusillés pratiquement chaque jour.
Cela est un des côtés les plus cyniques de la
stratégique des talibans. Des écoles, surtout des
écoles de filles sont incendiées ou l'on force même
leur fermeture, ils font sauter les ponts et les
routes. Pas reportée non plus en Europe était
l'attaque des forces de coalition Étas-Unisiennes
contre une fête de marriage dans la province
Nangarhar le dimanche où 23 gens, dont la jeune
mariée, étaient tués. Au sujet d'un cas semblable
dans la province voisine du Nuristan, quelques
heures avant, le président Karzai a ordonné une
investigation.
La sécurité en
Afghanistan s'est dramatiquement détériorée pendant
les trois dernières années. Il faut prendre en
compte beaucoup d'autres aspects. Des aspects très
positifs, comme les progrès en éducation et
sanitaires, des succès régionaux dans la
reconstruction et dans la lutte contre le cultivage
et le commerce de drogues, l'existence de médias
critiques et indépendants et – partiellement – d'une
société civile vive et d'organisations de femmes
militantes. Mais aussi très négatifs, comme le
cultivage de pavot qui reste à un niveau record en
moyenne du pays, son interdépendance croissante avec
les structures économiques générales, surtout
pourtant avec la criminalité débordante et la
corruption ainsi que les groupes révoltés. Les
effets de la crise agricole internationale sont
dramatiques pour la plupart des afghans et des
afghanes. La corruption entre loin dans les cercles
gouvernementaux et départ aussi d'eux. L'État de loi
est faiblement articulé et au moyen de Guantanamo ou
la prison des États-Unis à Bagram est aussi mis en
cause en principe par la politique internationale.
L'idéologie fondamentaliste a gagné en pouvoir aussi
dans des parties influantes du gouvernement et du
parlement et menace la liberté des médias et détruit
les espoirs de filles et de femmes afghanes pour une
participation à droits égaux à la vie sociale. La
violence cruelle et quotidienne à la maison, en
famille et locale contre les femmes et les filles de
toute façon est le problème le plus urgent, le plus
grave et le plus ignoré par nos médias.
Je regrette de ne pas
en pouvoir parler plus longuement pour raisons de
temps. L'Afghanistan et son peuple ont mérité notre
plein engagement. Depuis trente ans, ils souffrent
de guerres. Plus qu'un million et démi de gens sont
morts. La communauté internationale est obligée à la
solidarité pleine et entière à l'Afghanistan. Cet
État et sa société ont été détruits par la politique
et la guerre d'occupation de l'Union soviétique, par
la guerre interne des groupes Mudyaheddin armés par
les États-Unis, le Pakistan, l'Iran et d'autres
États, par le régime sinistre des talibans.
Notre rapport donne une
image différenciée et réaliste. Il loue les succès
importantes des afghans et des afghanes et nomme les
déficits de la politique afghane et internationale.
Il exprime notre soutien massif pour les hommes
d'Afghanistan. Il souligne notre engagement pour la
démocratie et les droits de l'homme, surtout aussi
les droits des filles et des femmes afghanes: Tout à
fait principalement et au niveau concret requis pour
Malalai Djoya, Pervez Kambash et Latif Petram. Le
Parlement européen par ce rapport revendique une
stratégie nouvelle et alternative de la communauté
internationale, la fortification des décisions
afghanes, de l'État de loi et des droits de l'homme.
Cela est la ligne demandée aussi par l'envoyé aux
Nations Unies pour l'Afghanistan, Kai Eide.
Pour cela et pour la
bonne coopération je voudrais remercier mes
collègues des autres fractions, la commissaire – Mme
la Commissaire, vous avez des collaborateurs et des
collaboratrices fabuleuses à Kaboul et à Bruxelles –
l'envoyé du Conseil et beaucoup d'organisations
non-gouvernementales afghanes et internationales.
Cela est très , très important. Je suis très content
de ce signal de notre maison.
J'ai d'autant plus de
mal de néanmoins retirer mon nom du rapport. Je n'ai
pas réussi de convaincre une majorité que les
problèmes de l'Afghanistan ne peuvent pas être
résolus militairement. Si maintenant même une
majorité parlementaire demande un renforcement des
troupes et des objections individuelles par des
États membres devront être explicitement ignorés, le
vrai objectif du rapport et mon ambition personnelle
seront contrecarrés. La guerre n'est pas une
solution. Il est inacceptable que la volonté de la
majorité dans toutes les pays européens serait
ignorée. Pour l'Afghanistan, cela les événements de
ces derniers jours le prouvent, c'est tout à fait la
mauvaise politique.
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