ANDRÉ BRIE    
FRANÇAIS | TEXTES CHOISIS
 
Cher M. le Président, cher Mme la Commissaire, M. le Ministre, chers/chères collègues,


lors de l'attentat le plus sanglant depuis 2001 hier à Kaboul plus de 40 afghanes et afghans et indiennes et indiens ont été tués et plus de 140 blessés. A eux et à leurs familles nous devons notre profonde compassion, à leurs assassins notre indignation. Si, comme moi, l'on ne suit non seulement les médias européens, mais aussi l'édition d'aujourd'hui du “Daily Outlook Afghanistan“, en langue anglaise, l'on saura que la violence en Afghanistan est encore beaucoup plus répandue et quotidienne. Des enseignants et enseignantes sont fusillés pratiquement chaque jour. Cela est un des côtés les plus cyniques de la stratégique des talibans. Des écoles, surtout des écoles de filles sont incendiées ou l'on force même leur fermeture, ils font sauter les ponts et les routes. Pas reportée non plus en Europe était l'attaque des forces de coalition Étas-Unisiennes contre une fête de marriage dans la province Nangarhar le dimanche où 23 gens, dont la jeune mariée, étaient tués. Au sujet d'un cas semblable dans la province voisine du Nuristan, quelques heures avant, le président Karzai a ordonné une investigation.


La sécurité en Afghanistan s'est dramatiquement détériorée pendant les trois dernières années. Il faut prendre en compte beaucoup d'autres aspects. Des aspects très positifs, comme les progrès en éducation et sanitaires, des succès régionaux dans la reconstruction et dans la lutte contre le cultivage et le commerce de drogues, l'existence de médias critiques et indépendants et – partiellement – d'une société civile vive et d'organisations de femmes militantes. Mais aussi très négatifs, comme le cultivage de pavot qui reste à un niveau record en moyenne du pays, son interdépendance croissante avec les structures économiques générales, surtout pourtant avec la criminalité débordante et la corruption ainsi que les groupes révoltés. Les effets de la crise agricole internationale sont dramatiques pour la plupart des afghans et des afghanes. La corruption entre loin dans les cercles gouvernementaux et départ aussi d'eux. L'État de loi est faiblement articulé et au moyen de Guantanamo ou la prison des États-Unis à Bagram est aussi mis en cause en principe par la politique internationale. L'idéologie fondamentaliste a gagné en pouvoir aussi dans des parties influantes du gouvernement et du parlement et menace la liberté des médias et détruit les espoirs de filles et de femmes afghanes pour une participation à droits égaux à la vie sociale. La violence cruelle et quotidienne à la maison, en famille et locale contre les femmes et les filles de toute façon est le problème le plus urgent, le plus grave et le plus ignoré par nos médias.

Je regrette de ne pas en pouvoir parler plus longuement pour raisons de temps. L'Afghanistan et son peuple ont mérité notre plein engagement. Depuis trente ans, ils souffrent de guerres. Plus qu'un million et démi de gens sont morts. La communauté internationale est obligée à la solidarité pleine et entière à l'Afghanistan. Cet État et sa société ont été détruits par la politique et la guerre d'occupation de l'Union soviétique, par la guerre interne des groupes Mudyaheddin armés par les États-Unis, le Pakistan, l'Iran et d'autres États, par le régime sinistre des talibans.


Notre rapport donne une image différenciée et réaliste. Il loue les succès importantes des afghans et des afghanes et nomme les déficits de la politique afghane et internationale. Il exprime notre soutien massif pour les hommes d'Afghanistan. Il souligne notre engagement pour la démocratie et les droits de l'homme, surtout aussi les droits des filles et des femmes afghanes: Tout à fait principalement et au niveau concret requis pour Malalai Djoya, Pervez Kambash et Latif Petram. Le Parlement européen par ce rapport revendique une stratégie nouvelle et alternative de la communauté internationale, la fortification des décisions afghanes, de l'État de loi et des droits de l'homme. Cela est la ligne demandée aussi par l'envoyé aux Nations Unies pour l'Afghanistan, Kai Eide.


Pour cela et pour la bonne coopération je voudrais remercier mes collègues des autres fractions, la commissaire – Mme la Commissaire, vous avez des collaborateurs et des collaboratrices fabuleuses à Kaboul et à Bruxelles – l'envoyé du Conseil et beaucoup d'organisations non-gouvernementales afghanes et internationales. Cela est très , très important. Je suis très content de ce signal de notre maison.


J'ai d'autant plus de mal de néanmoins retirer mon nom du rapport. Je n'ai pas réussi de convaincre une majorité que les problèmes de l'Afghanistan ne peuvent pas être résolus militairement. Si maintenant même une majorité parlementaire demande un renforcement des troupes et des objections individuelles par des États membres devront être explicitement ignorés, le vrai objectif du rapport et mon ambition personnelle seront contrecarrés. La guerre n'est pas une solution. Il est inacceptable que la volonté de la majorité dans toutes les pays européens serait ignorée. Pour l'Afghanistan, cela les événements de ces derniers jours le prouvent, c'est tout à fait la mauvaise politique.

 


 

 
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