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4 août 2008: Demande
écrite à la Commission européenne: Participation de
la News Corp à Première SA
Au sujet de l'annonce
d'une fusion (sujet COMP/M.5121 – News Corp/Première)
et le communiqué de presse (IP/08/1012) issu dans ce
contexte je demande la commission de répondre aux
questions suivantes:
- Est-ce qu'elle
sait que la chaîne allemande Sport Digital TV
demande l'accès technique aux abonné/es de
Premiere, pourtant ne l'a pas reçu depuis des mois?
Est-ce que cela constitue une violation des
obligations que la COM a imposé a News Corp pour
sa participation à Première? Si oui, sur quelles
restrictions la News Corp devrait-elle compter
maintenant?
- que Première
prend recours à l'ainsi-dite clause de “Premium
Sports“ et de cette façon peut bloquer l'accès de
chaînes de sport à la base des abonné/es de
Première? Comment est-ce que l'on pourrait rendre
sûr que l'accès aux abonné/es de Première pour
tous les agents de services payés sur des
plate-formes tiers a lieu aux mêmes conditions
égales et non-discriminatoires?
- qu'il n'y a pas
de module CI/CI+ pour le système de codage de NDS?
Comment est-ce que cela s'accorde avec les
demandes de la commission pour l'intégration d'un
CI dans des IDTVs à partir d'une diagonale d'écran
de 30 cm? Est-ce que la COM forcera donc NDS à
offrir la technologie de codage NDS aussi sur un
module CI/CI+?
- Sinon – comment
pourrait-t-on éviter un marché de boîtes set-top
fermé en Allemagne d'une autre manière? Comment
est-ce que la COM veut garantir qu'il y aura aussi
à l'avenir encore un marché spécialisé pour boîtes
set-top Première?
- et comment l'on
garantira que des agents tiers de TV payant seront
vraiment capables du point de vue technique de
vendre leurs offres aux abonné/es de Première?
Quels mécanismes de contrôle la COM a demandé et
demande à cette fin de la News Corp? Comment
est-ce que la COM veut exclure un second Sport
Digital TV?
- et comment la COM
voudrait garantir que des agents tiers de TV
payant seront trouvés aussi par les abonné/es de
Première? Est-ce qu'il y a des conditions en ce
qui concerne l'ordre des chaînes de télévision (libre-en-air
et TV payant) pour les produits intermédiaires de
NDS? Est-ce qu'il y a une obligation de référence
par Première aux offres futures d'agents tiers?
- et dans quel
respect la présentation des chaînes publics en ce
qui concerne leur place dans le programme et leur
séquence fixée par Première est examinée du côté
de la COM? Est-ce que qu'il y a des conditions
dans ce respect?
P-4598/08DE
Réponse de Mme Kroes
au nom de la Commission
Le 12 septembre 2008
Les questions de M. le
Député réfèrent à la décision de la commission du 25
juin 20081 d'approuver
sous certaines conditions la reprise envisagée de la
chaîne allemande de télévision payante, Première,
par la corporation US américaine News Corp.
Lors de l'évaluation de
fusions sur la base de l'instruction de contrôle sur
fusions de l'UE2 la
commission ne peut que lier de telles conditions et
obligations à sa décision d'autorisation que sont
nécéssaires pour éliminer les doutes rélatives
qu'une fusion déterminée pose en ce qui concerne la
compétition et pour rétablir la situation
compétitive avant la fusion. Pour des mesures
au-delà de cet objectif la commission n'a pas
d'autorisation sur la base de l'instruction du
contrôle sur fusions.
Dans le cas présent, il
y avait suivant les investigations de la commission
cause pour craintes sérieuses en vue de la
compatibilité de la fusion avec le Marché commun
pour les raisons suivantes: Première est la chaîne
dominante sur le marché de télé payante pour les
spectateurs en Allemagne et en Autriche et offre ces
chaînes de TV par plate-forme de satellite, de cable
et d'internet. Dans le cadre des accords existants
déjà avant la fusion entre Première et son agent de
service externe technique, des fournisseurs tiers de
télévision payante en Allemagne en ce moment ont
accès sous certaines conditions à la plate-forme de
satellite de Première. Des propriétaires des boîtes
set-top correspondantes peuvent donc recevoir aussi
les programmes de concurrents de Première. En plus
Première a offert à son agent de service technique
par contrat une sous-licence pour le codage de
programmes d'autres chaînes de TV payant à l'aide de
la technologie de codage utilisée en ce moment par
Première.
Peu de temps avant
l'enregistrement de l'intention de fusion à la
commission, Première avait donc annoncé qu'elle
allait adopter dès maintenant pour le codage de ses
programmes la technologie de la fille de News Corps:
News Digital Systems (NDS). La commission au moyen
de ses investigations avait raison d'assumer que ce
changement de la technologie de codage était convenu
en lien étroit à la reprise de Première par News
Corp et devrait donc être jugé en tant que
conséquence de la fusion.
Suivant les
investigations de la commission le changement du
système de codage devrait compliquer l'accès de
tiers personnes à la plate-forme de satellites de
Première surtout parce que l'agent de service de
Première à présent à la base des accords existants
avec Première n'est pas en possession d'une
sous-licence pour le codage de programmes d'autres
agents avec la technologie NDS et pour l'offre de de
cette licence aurait du s'appuyer sur la
collaboration de la News Corp.
En plus l'investigation
du marché par la commission avait montré que l'agent
offrant la technologie de codage de Première au
moyen de la gestion Smart Card a la possibilité de
compliqier l'accès d'autres agents de TV payant.
L'agent du système de codage jusqu'ici utilisé par
Première est une compagnie indépendante de Première
pour laquelle il ne sembla exister aucun intérêt
économique d'empêcher l'issue de ces cartes malines
aux compétiteurs de Première. Avec le changement du
système de codage et la reprise de News Corp cela
changerait dans la mesure où Première et NDS suivant
la fusion appartiendraient à la même compagnie et
qu'ils pourraient donc dévélopper des intérêts
économiques à causer des entraves à l'issue de
cartes malines aux compétiteurs de Première.
La fusion aurait donc
donné la possibilité à Première de refuser à son
agent de service technique la sous-licence
nécéssaire pour le codage d'autres agents de TV
payant avec la technologie NDS ainsi que de créer
des obstacles pour l'issue de cartes malines aux
compétiteurs de Première. De cette façon il en
résultera le danger qu'à cause de la fusion l'accès
des concurrents de Première à la plate-forme de
satellites de Première comme il est assuré en ce
moment par les accords existants entre Première et
l'agent de service de Première serait compliqué par
la position dominante de Première sur le marché
allemand de TV payant.
L'objectif des
promesses faites par News Corp dans le cadre de la
procédure de contrôle de fusion est purement et
simplement d'éliminer les doutes liés directement à
cette fusion et de rétablir la situation de
concurrence existant avant la fusion. A cette fin
News Corp s'était obligé face à la commission
d'assurer que l'agent de service allait offrir aux
agents tiers après la fusion l'accès à la
plate-forme de satellite de Première de la même
façon qu'avant la fusion, c'est à dire aux mêmes
conditions auxquelles il faudrait garantir l'accès
aux chaînes de TV payant suivant l'accord entre
Première et l'agent de service technique de Première
déjà avant la fusion. Pour garantir cela, Première a
conclue avec son agent de service technique un
accord de sous-licence pour codage d'autres chaînes
de TV payant avec la technologie NDS, sur la base de
laquelle des offreurs tiers de TV payant devraient
être garantis l'accès à la plate-forme de satellite
de Première aux mêmes conditions qu'avant la fusion.
Sur la base de cet accord l'agent de service
technique de Première devra aussi avoir le droit de
disposer de tout le matérial nécéssaire pour
intégrer le système de codage de NDS “à la tête“ de
la plate-forme de satellite de Première. En plus,
cet accord oblige NDS aussi à la livraison immédiate
de cartes malines NDS au fournisseur technique. Ces
promesses finalement obligent News Corp à conclure
un accord avec l'agent de service technique où des
sanctions appropriées financières sont stipulées
pour le fait que NDS ne fait pas suite à sa
obligation de livraison immédiate de cartes malines
NDS.
L'observation de ces
promesses par News Corp, NDS et Première sera
surveillée par un agent fiducier de contrôle qui
rapportera dans des intervals reguliers à la
commission. News Corp à la base de ses promesses est
obligé de mettre à la disposition de l'agent
fiducier toute sorte d'appui et d'informations qu'il
lui fait pour remplir ces tâches. Si sur la base des
rapport de l'agent fiducier ou d'autres
informations, il devrait y avoir des indices que
News Corp, NDS ou Première rompent leurs promesses,
la commission pourra ordonner des mesures
appropriées temporaires pour restaurer ou maintenir
la compétition effective. La forme ou le contenu des
mesures à prendre le cas échéant par la commission
s'orientent aux circonstances du cas individuel. La
Commission peut en surcroît si nécéssaire lever une
peine d'argent de News Corp pour forcer News Corp de
faire suite aux mesures temporaires ordonnées.
La Commission sait que
Première dans le passé a fait référence à la clause
ainsi-dite de “Premium Sports“ pour empêcher Sport
Digitale ou d'autres concurrents de gagner accès à
la plate-forme de satellite de Première. Si pourtant
News Corps devait aussi à l'avenir sous référence à
cette clause interdire l'accès à sa plate-forme de
satellite, News Corp de cette façon violerait ses
promesses et obligations uniquement si Première
était dèjà obligé avant la fusion de garantir Sport
Digitale TV l'accès à sa plate-forme de satellite.
Si les accords correspondantes contiennent une telle
obligation devra être examiné entre autres choses
par l'agent fiducier de contrôle.
Au sujet des autres
questions soulevées par M. le Député la Commission
attire l'attention au fait que le sens et l'objectif
des promesses et obligations assumées sous le
processus de contrôle de fusion n'est pas la
régulation générale du marché mais le rétablissement
de la situation de compétition comme elle se
présenterait sans la fusion à examiner. La
commission n'est pas autorisée dans le processus de
contrôle sur fusions à prendre des mesures qui
iraient au delà et qui pourraient rétablir l'accès
aux abonné/es de Première pour tous les fournisseurs
de services de TV payant sur des plate-formes tiers
et aux conditions non-discriminatoires. Ainsi la
commission dans le cadre de la procédure de contrôle
de fusion n'est pas autorisée non plus à obliger NDS
d'offrir sa technologie de codage sur un module
CI/CI+.3
Autant que sache la
Commission les accords correspondantes d'avant la
fusion entre Première et son agent de service
technique ne contiennent ni une obligation en ce qui
concerne l'ordre des chaînes de télévisions pour le
matériel intermédiaire NDS (utilisé par Première
déjà avant la fusion) ni une obligation en ce qui
concerne la présentation des chaînes publiques et
légales en vue de leur place au programme/leur ordre
par Première et aucun devoir de référence de la part
de Première aux offres avenirs de tiers agents. Donc
les promesses d'obligations rendues par News Corp au
cours de la procédure de contrôle de fusions eux
aussi ne contiennent pas de telles obligations.
En conclusion la
Commission fait attention au fait que le droit de
compétition de la communauté en dehors du cadre de
l'instruction du contrôle sur fusions prévoit, dans
le cadre de l'Article 82 CE, des possibilités de
prévenir l'abus d'une position dominante sur le
marché par une compagnie. Les concernés ont le droit
de porter plainte à cet égard. L'autorisation d'une
fusion n'anticipe pas sur une examination de
l'Article 82 CE.
La Commission en plus
souligne que dans le cadre de l'ECN elle coopère
étroitement avec les agences de cartels des pays
membres. L'Article 82 CE applique directement aussi
dans le droit des pays membres. Comme Première peut
être reçue surtout sur le territoire de l'Allemagne
fédérale, dans ce respect l'agence fédérale de
cartel elle-aussi serait une agence appropriée pour
examiner le respect de l'article 82 CE.
Finalement la
Commission peut encore attirer l'attention de M. le
Député au fait qu'une version non-confidentielle du
texte complet de la décision de la Commission se
trouve sur son site web sous:
http://ec.europa.eu/comm/competiton/mergers/cases/index/m102.htm#m_5121.
1http://ec.europa.eu/comm/competition/mergers/cases/decisions/m5121_20080625_20212_en.pdf.
2Instruction (CE) No.
139/2004 du Conseil du 20 janvier 2004 sur le
contrôle de la fusion d'entreprises (“CE contrôle de
fusions“), ABI L 24, le 29 janvier 2004.
3Common
Interface/Common Interface Plus
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