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| FRANÇAIS
| TEXTES CHOISIS |
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Q. M. Brie, au sein
du SPD, il y a une tempête sur une coopération avec
la Gauche à l'ouest. Est-ce que votre parti est déjà
capable d'y gouverner?
Il faut regarder ça d'une manière différenciée. Bien
sûr, nous avons encore pas mal de déficits. Nous
n'avons jusqu'ici pas achevé de clarification
programmatique, donc pas non plus la clarification
nécessaire personnelle. Mais la participation au
gouvernement à l'ouest après tout n'est pas une
question actuelle.
Q. Mais le rôle en tant
que pure procureur de majorité auquel pour le reste
l'on n'a pas de relation que le SPD à Hessen veut
vous assigner, cela est après tout un rôle triste
pour votre parti?
Cela est un rôle tout à
fait inacceptable qui est très problématique. Nous
courons le danger de perdre notre profile ainsi que
le rôle que nous jouons pour nos électrices et
électeurs si nous ne réalisons pas ces demandes. En
même temps, c'est la rupture d'un tabu qui vient
beaucoup plus vite que nous attendions et qui a
déclenché une dynamique qui est d'une grande
signification pour 2009.
Q. Donc, la Gauche de
Hessen ne devrait même pas élire Mme. Ypsilanti sous
ces conditions?
Élire oui. Mme.
Ypsilanti figure entre autres pour une politique
alternative que l'on peut appuyer aussi de
l'opposition. Cela menera pourtant vite à des
nouvelles élections ce qui serait un problème pour
nous. Si nous clarifions pas en même temps notre
alternativité au SPD, nous allons risquer de
disparaître dans un tel concept d'embrasse du SPD.
Q. Qu'est-ce que
devraient donc faire vos camarades de parti?
Soutenir Mme. Ypsilanti
où elle pose vraiment pour une nouvelle politique,
développer en même temps le profile d'une gauche
contemporaine et nos propres alternatives réalistes
et practicables.
Q. Est-ce que vous
envisagez le SPD plutôt comme concurrente ou comme
partenaire pour une nouvelle politique?
Nous sommes d'abord
concurrents. L'Agenda 2010, la politique militaire
du SPD sont de très bonnes raisons de le confronter.
De l'autre côté pourtant, le SPD est aussi notre
partenaire stratégique.
Q. Est-ce que vous
pouvez comprendre la division opérée par beaucoup de
gens au sein du SPD: bon Parti de Gauche à l'est,
mauvais à l'ouest?
Non. Ici, on est en
train de construire un épouvantail. En dépit de tous
nos déficits, M. Beck aussi sait que la Gauche à
l'ouest est un parti démocratique.
Q. Les quelques
DKPistes n'y changent rien?
Le problème n'est pas
le DKP, le problème est que généralement nous avons
négligés nos processus de clarification. Le vieux
PDS avait déjà réussi pas mal de choses dans ce
domaine. Dans les jeunes associations régionales à
l'ouest, ces processus de clarification manquent
encore. Cela ne vaut non seulement pour le personnel
du DKP.
Q. Des processus de
clarification en vue de l'histoire du RDA?
Non, de façon beaucoup
plus générale. Ce qui est décisif c'est que nous
dévéloppions un profile moderne de gauche. Cela
inclut une confrontation conséquente avec beaucoup
de vieux concepts de gauche.
Q. Est-ce qu'il ne
serait pas assez de dire: l'opposition aussi est une
tâche importante dans une démocratie, allons-nous
concentrer sur cela?
Non, ce n'est pas assez.
L'opposition est une fonction démocratique
extrêmement importante. La Gauche a adressé des
couches électorales, des intérêts et des demandes
qui ont été punitivement ignorés par les autres.
Elle contribue de les intégrer dans les système
parlementaire. Mais pour la durée, cela ne suffit
pas du tout, pour un parti qui reçoit dix et plus
pourcents des voix et qui a surtout le but d'amener
des changements très vite pour des gens
dramatiquement discriminés.
Q. Vous avez reproché à
Oskar Lafontaine l'année dernière qu'il voulait
fixer la Gauche dans le rôle de parti de
protestation. Est-ce que vous vous voyez confirmé?
La tendance est
toujours très forte. Cela est légitime et
confortable, mais insuffisant pour la perspective du
parti. Nous vivons en ce moment très fortement du
fait que nous avons saisi sur des demandes du passé
que le SPD a laissé tomber. Cela est très populaire
auprès de pas mal de gens. Mais surtout des
électeurs et des électrices plus jeunes demandent
des réponses aussi qui rendent justice aux
développements de la mondialisation et de
l'individualisme fortifié. Mais je vois là aussi des
progrès au sein de la Gauche.
Q. Est-ce que la Gauche
risque de perdre son identité en tant que parti
régional de Allemagne de l'est?
Oui, et cela ne serait
pas bien. Nous continuons d'avoir deux sociétés
partielles en Allemagne, culturelles, sociales,
économiques. Pourtant, des nouveaux sondages
montrent aprés tout que nous sommes le parti le plus
fort à l'est. Ça veut dire que des nouvels électeurs
et électrices nous joignent encore. Nous ne devrions
pas négliger ce potentiel lorsque nous développons
un profile fédéral.
Q. Est-ce que ça vous
fait plaisir que vous perturbez le SPD à un tel
point?
Oui, bien sûr, ça me
fait plaisir. J'ai été gravement déçu par le cours
que le SPD a entamé sous le chancelier Schröder.
Maintenant il y a des signes d'une autre politique.
A cela la Gauche a contribué – bien sûr, pas à elle
seule.
Q. Est-ce que vous
pensez que le SPD s'ouvrira encore plus vers la
gauche jusqu'aux élections fédérales?
Je le trouve surprenant
d'abord que ça s'est fait même avant les élections
fédérales. Le CDU/CSU menera la campagne très
clairement en tant qu'une campagne de champs et
pestera contre le danger rouge-rouge-vert. Je pense
pourtant que le SPD se trouve maintenant dans un
processus qui n'est plus réversible.
Q. Est-ce que vous
voyez rouge-rouge-vert comme une perspective
réaliste déjà en 2009?
Je considère cela comme
improbable, mais pas comme impossible non plus.
Q. Est-ce que vous
considérez les arguments du SPD pourquoi la Gauche
ne serait pas capable de gouverner ensemble avec les
SPD concluants et soutenables?
Non, pas du tout. Il
nous faut accomplir encore pas mal au sein du propre
parti, mais cela vaut aussi pour le SPD et les Verts
s'il doit vraiment s'agir d'une alternative
politique. Les arguments du SPD en ce moment sont de
la campagne électorale, rien de plus.
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