ANDRÉ BRIE    
FRANÇAIS | TEXTES CHOISIS
 
Q. M. Brie, au sein du SPD, il y a une tempête sur une coopération avec la Gauche à l'ouest. Est-ce que votre parti est déjà capable d'y gouverner?


Il faut regarder ça d'une manière différenciée. Bien sûr, nous avons encore pas mal de déficits. Nous n'avons jusqu'ici pas achevé de clarification programmatique, donc pas non plus la clarification nécessaire personnelle. Mais la participation au gouvernement à l'ouest après tout n'est pas une question actuelle.



Q. Mais le rôle en tant que pure procureur de majorité auquel pour le reste l'on n'a pas de relation que le SPD à Hessen veut vous assigner, cela est après tout un rôle triste pour votre parti?


Cela est un rôle tout à fait inacceptable qui est très problématique. Nous courons le danger de perdre notre profile ainsi que le rôle que nous jouons pour nos électrices et électeurs si nous ne réalisons pas ces demandes. En même temps, c'est la rupture d'un tabu qui vient beaucoup plus vite que nous attendions et qui a déclenché une dynamique qui est d'une grande signification pour 2009.


Q. Donc, la Gauche de Hessen ne devrait même pas élire Mme. Ypsilanti sous ces conditions?


Élire oui. Mme. Ypsilanti figure entre autres pour une politique alternative que l'on peut appuyer aussi de l'opposition. Cela menera pourtant vite à des nouvelles élections ce qui serait un problème pour nous. Si nous clarifions pas en même temps notre alternativité au SPD, nous allons risquer de disparaître dans un tel concept d'embrasse du SPD.


Q. Qu'est-ce que devraient donc faire vos camarades de parti?


Soutenir Mme. Ypsilanti où elle pose vraiment pour une nouvelle politique, développer en même temps le profile d'une gauche contemporaine et nos propres alternatives réalistes et practicables.

Q. Est-ce que vous envisagez le SPD plutôt comme concurrente ou comme partenaire pour une nouvelle politique?


Nous sommes d'abord concurrents. L'Agenda 2010, la politique militaire du SPD sont de très bonnes raisons de le confronter. De l'autre côté pourtant, le SPD est aussi notre partenaire stratégique.


Q. Est-ce que vous pouvez comprendre la division opérée par beaucoup de gens au sein du SPD: bon Parti de Gauche à l'est, mauvais à l'ouest?


Non. Ici, on est en train de construire un épouvantail. En dépit de tous nos déficits, M. Beck aussi sait que la Gauche à l'ouest est un parti démocratique.


Q. Les quelques DKPistes n'y changent rien?


Le problème n'est pas le DKP, le problème est que généralement nous avons négligés nos processus de clarification. Le vieux PDS avait déjà réussi pas mal de choses dans ce domaine. Dans les jeunes associations régionales à l'ouest, ces processus de clarification manquent encore. Cela ne vaut non seulement pour le personnel du DKP.


Q. Des processus de clarification en vue de l'histoire du RDA?


Non, de façon beaucoup plus générale. Ce qui est décisif c'est que nous dévéloppions un profile moderne de gauche. Cela inclut une confrontation conséquente avec beaucoup de vieux concepts de gauche.


Q. Est-ce qu'il ne serait pas assez de dire: l'opposition aussi est une tâche importante dans une démocratie, allons-nous concentrer sur cela?


Non, ce n'est pas assez. L'opposition est une fonction démocratique extrêmement importante. La Gauche a adressé des couches électorales, des intérêts et des demandes qui ont été punitivement ignorés par les autres. Elle contribue de les intégrer dans les système parlementaire. Mais pour la durée, cela ne suffit pas du tout, pour un parti qui reçoit dix et plus pourcents des voix et qui a surtout le but d'amener des changements très vite pour des gens dramatiquement discriminés.


Q. Vous avez reproché à Oskar Lafontaine l'année dernière qu'il voulait fixer la Gauche dans le rôle de parti de protestation. Est-ce que vous vous voyez confirmé?


La tendance est toujours très forte. Cela est légitime et confortable, mais insuffisant pour la perspective du parti. Nous vivons en ce moment très fortement du fait que nous avons saisi sur des demandes du passé que le SPD a laissé tomber. Cela est très populaire auprès de pas mal de gens. Mais surtout des électeurs et des électrices plus jeunes demandent des réponses aussi qui rendent justice aux développements de la mondialisation et de l'individualisme fortifié. Mais je vois là aussi des progrès au sein de la Gauche.


Q. Est-ce que la Gauche risque de perdre son identité en tant que parti régional de Allemagne de l'est?


Oui, et cela ne serait pas bien. Nous continuons d'avoir deux sociétés partielles en Allemagne, culturelles, sociales, économiques. Pourtant, des nouveaux sondages montrent aprés tout que nous sommes le parti le plus fort à l'est. Ça veut dire que des nouvels électeurs et électrices nous joignent encore. Nous ne devrions pas négliger ce potentiel lorsque nous développons un profile fédéral.


Q. Est-ce que ça vous fait plaisir que vous perturbez le SPD à un tel point?


Oui, bien sûr, ça me fait plaisir. J'ai été gravement déçu par le cours que le SPD a entamé sous le chancelier Schröder. Maintenant il y a des signes d'une autre politique. A cela la Gauche a contribué – bien sûr, pas à elle seule.


Q. Est-ce que vous pensez que le SPD s'ouvrira encore plus vers la gauche jusqu'aux élections fédérales?


Je le trouve surprenant d'abord que ça s'est fait même avant les élections fédérales. Le CDU/CSU menera la campagne très clairement en tant qu'une campagne de champs et pestera contre le danger rouge-rouge-vert. Je pense pourtant que le SPD se trouve maintenant dans un processus qui n'est plus réversible.


Q. Est-ce que vous voyez rouge-rouge-vert comme une perspective réaliste déjà en 2009?


Je considère cela comme improbable, mais pas comme impossible non plus.


Q. Est-ce que vous considérez les arguments du SPD pourquoi la Gauche ne serait pas capable de gouverner ensemble avec les SPD concluants et soutenables?


Non, pas du tout. Il nous faut accomplir encore pas mal au sein du propre parti, mais cela vaut aussi pour le SPD et les Verts s'il doit vraiment s'agir d'une alternative politique. Les arguments du SPD en ce moment sont de la campagne électorale, rien de plus.
 


 

 
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