Les
relations entre l’Europe et les États-Unis
Un
dossier par André Brie (MPE, Parti de Gauche)
Les
relations entre les Etats-Unis et l’Union Européenne
ne sont perçues que rarement comme un domaine clé de
la politique de l’UE. Ceci est fondé de l’un côté dans
une forme de reportage, qui se concentre
essentiellement sur une action de la communauté « vers
l’intérieur » ou respectivement sur les rondes
d’élargissement. De l’autre côté Bruxelles aussi bien
que Washington aspirent à convoyer l’impression d’un
partenariat largement sans friction, dans laquelle les
conflits peuvent être résolu de façon constructive.
Cette image
pourtant ne correspond pas à la réalité. Il est vrai,
que la signifiance des relations avec les États- Unis
a constamment grandi dans l’histoire de l’UE. Une
particularité dans ce contexte c’est, que les
relations bilatérales sont influencées par les divers
champs d’action de l’Union européenne, mais en même
temps à leur tour reflètent sur celles-ci.
Après la
fin de la Guerre froide et la perte d’importance
relative de l’OTAN, au plus tard pourtant depuis les
attaques du 11 septembre 2001, le rôle des aspects de
politique extérieure et de sécurité grandit. Dans ce
contexte l’UE n’est perçu par les États- Unis de plus
en plus non seulement comme un facteur économique,
mais aussi en tant qu’un acteur international, qui
depuis longtemps n’agit non seulement à l’intérieur
des frontières de l’Europe.
Le
fondement des relations
Aux bases
fondées dans les traités des relations EU-UE il y
appartient :
-
La « Déclaration transatlantique » (1990), qui
constitue la base pour un établissement plus solide
des relations entre UE et États-Unis ;
-
La « Nouvelle déclaration transatlantique »
(1995) par laquelle un « dialogue entre les peuples »
incluant des divers groupes sociaux devrait être
introduit. Surtout des associations des entrepreneurs
et des employés ainsi que des organisations
environnementales et des associations de
consommatrices et de consommateurs devraient être
inclus dans les processus de décisions. Devant
l’arrière-fond des développements sur le Balkan et au
Proche-Orient l’on est convenu sur une coopération
plus renforcée en ce qui concerne les conflits
régionaux. Parmi les autres points forts de la
coopération il y compta les défis mondiaux
(terrorisme, protection de l’environnement, non-
distribution d’armes de destruction de masse etc.)
ainsi que le commerce et l’économie.
-
Le « Partenariat transatlantique économique »
(1998), par lequel l’on aspire à forcer l’ouverture
mutuelle des marchés et la réduction de barrières de
commerce.
-
La « Déclaration de Bonn » (1999). Elle fixa
les défis des relations transatlantiques au début du
nouveau siècle et le « partenariat égal de l’Europe »
dans la solution de questions régionales et globales.
A côté de cela, l’on y était convenu sur des principes
et des mécanismes pour la « reconnaissance de bonne
heure de divergences d’opinions potentielles
transatlantiques » surtout dans le domaine commercial.
La
dimension économique
Les
relations économiques entre les États- Unis et l’UE
sont extrêmement étroites et diverses. Dans l’année
2004 les exports européens vers les États- Unis
courraient à une valeur d’à peu près € 235 mlrd. En
même temps ils y étaient importés des biens d’une
valeur de 160 mlrd. d’ €. Les importations et les
exportations avec l’autre côté aussi bien aux
États-Unis qu’en UE courent à respectivement un
cinquième du commerce extérieur tout entier. En même
temps presque la moitié des investissements US
américain à l’étranger va dans le domaine de l’UE,
dans l’autre direction se sont même plus de 60
pourcents. En vue de ces données, le dramatisme des
disputes commerciales toujours nouvelles perd un peu
de son effet. Celles-ci concernent surtout des
questions de protection des consommateurs (par
exemple, la viande traitée de hormones et des produits
céréaliers génétiquement modifiés et des produits
alimentaires. Ainsi il court en ce moment une dispute
légale entre Microsoft et la Commission européenne sur
l’ «ouverture» de programmes. Une majorité du
Parlement européen a récemment demandé la création
d’une zone de libre commerce transatlantique.
Apparemment il s’agit d’un côté de compenser
économiquement les différences politiques avec les
États- Unis et d’élargir la base des relations
transatlantiques de cette façon, de l’autre côté il
faut certainement supposer que ce projet est censé
d’accroître la pression dans l’Organisation Mondiale
de Commerce pour la libéralisation dans les relations
économiques mondiales et d’améliorer les conditions de
concurrence face aux pouvoirs économiques croissants
comme la Chine, Inde ou ceux d’Amérique latine.
La
« lutte contre le terrorisme » et la guerre en Iraq
La
déclaration de solidarité inconditionnelle soumise par
l’UE après les attentats du 11 septembre était en fait
utilisée par Washington comme bulletin blanc pour la
« guerre contre le terrorisme international » en
dehors de la loi internationale et des normes des
droits de l’homme. Des limitations de droits de
citoyenneté fondamentale ainsi que des violations du
droit international et des droits de l’homme par les
Etats-Unis, étaient tolérées largement par l’Europe.
L’exemple le plus éclatant alors était la tolérance de
l’attaque sur l’Afghanistan non couverte par la loi
internationale et la participation, plus tard, d’États
européens à l’occupation. Le fait qu’il n’y ait pas eu
de concept de base durable au fondement de cette
démarche semble se venger actuellement dans une forme
dramatique.
Au plus
tard avec la guerre contre l’Iraq cette politique de
tolérisation par l’UE et la compréhension de la lutte
contre le terrorisme international comme une
« guerre » était publiquement mise en question, et
cela pas en dernier lieu par le Parlement européen et
un bon nombre de Parlement nationaux. A cela il y
avait contribué surtout la clarté des vraies
intentions de Washington et la mobilisation massive
dans l’opinion européenne contre l’agression
imminente. Le rejet clair de la course des États-Unis
surtout par la France et l’Allemagne, surtout par la
France et l’Allemagne (même si des différents intérêts
s’y manifestèrent) a mené, même si cela a été minimisé
du point de vue diplomatique, à des graves tensions
entre Bruxelles et Washington.
En vue du
départ au moins partiel des gouvernements européens de
la politique anti-guerre l’on devrait pourtant poser
la question, à quelle point la position d’alors a été
motivé surtout par la politique intérieure. Seulement
dans la politique la plus récente et par la pression
du public, la rupture ouverte de normes du droit
international est vue d’un œil critique par l’UE (par
exemple, vols illégaux de la CIA et transports de
prisonnier en Europe).
Points
actuels de désaccord
A côté de
différences, par exemple, en ce qui concerne la
protection de l’environnement et du climat, le nombre
de conflits et leur âpreté a augmenté surtout dans le
domaine de politique étrangère et de politique de
sécurité et de défense. Ou, comme il a déjà été décrit
plus haut, les institutions européennes agissent
souvent dans le sens de l’administration des États-
Unis ou respectivement remplissent leur demandes
volontairement, en partie même dans un esprit
d’obéissance anticipative. La « détente » des
relations entre États-Unis et l’UE se révèle en
réalité comme un compromis considérable face aux
positions des États-Unis. Au Parlement européen ce
développement a été critiqué surtout par les fractions
orientées vers la Gauche, en partie aussi par la
majorité des députés. Parmi ces points, il y a entre
autre :
- GALILEO
L’UE a
ajusté son système de navigation par satellite « GALILEO »
aux directives des militaires américains. Ainsi il
sera permis aux forces militaires des États-Unis
d’éteindre le système européen dans le « cas de crises
et de conflits ». La commission de l’UE a fait
référence en connexion avec les négociations avec les
États Unis, qu’il devrait y être fixé une structure de
signaux, qui « rende justice aux demandes de la
défense du pays aussi bien aux États-Unis qu’en
Europe ». La prétention de créer, par GALILEO, une
alternative civile largement utilisable au système des
États Unis à destination militaire, GPS, est donc mise
en question.
-
Transmission de données de passager
Le 30 mai
2006 seulement, la Cour de justice européenne (CJE) a
décidé que l’accord pour le transfert de données de
passager d’avion aux autorités des États-Unis doit
être renoncé pour cause de manque de base juridique.
La Commission européenne sous Romano Prodi et les
gouvernements des États des UE avaient conclus le
traité avec les États-Unis en 2004 en dépit d’un vote
contraire, deux fois de suite, du Parlement européen.
Le jugement de la CJE est d’autant plus significatif
qu’il n’est devenu public que récemment, que ces
données sont transférées en violation du traité par
les agences des États-Unis. Parmi les informations qui
sont ainsi passées aux autorités des Etats-Unis, il y
a par exemple des données financières comme le numéro
et la date d’expiration de cartes de crédits ou des
désirs spéciaux de repas qui permettent de conclure à
l’appartenance religieuse. Entre temps la commission a
annoncé de continuer le transfert de données malgré la
décision de la CJE et du vote du Parlement européen.
-
Guantánamo
Dans une
résolution du 13 juin 2006 la majorité écrasante des
députés du Parlement européen a condamné les
violations des droits des peuples et des hommes comme
pratiquées tous les jours dans le camp de prisonnier
de Guantánamo. Cette condamnation est combinée à la
revendication de la clôture immédiate du camp et au
traitement des arrêtés en accord avec les droits de
l’homme ainsi qu’au rejet clair de toutes les formes
d’abus. En même temps la responsabilité pour la
violation des accords et les traités internationaux
est clairement attribuée au gouvernement de
Washington. Le sujet de Guantánamo devrait aussi être
abordé lors du sommet États-Unis- UE le 21 juin à
Vienne.
- Vols
illégaux du CIA
Le comité
d’investigation du Parlement européen et le comité
correspondant du Conseil européen ont recueilli des
indices clairs que des activités illégales de la CIA
tel que des vols secrets et la déportation de
suspects, ont eu lieu sur le territoire européen.
Clairement cela ne pouvait pas se faire sans le
savoir, peut-être même pas sans le soutien des
gouvernements respectifs.
- Nations
Unies
Suivant la
majorité des États européens et du Parlement européen
les Nations Unies doivent être maintenues comme
institution pour la protection du droit international
et leur activité doit être rendue plus efficiente. Une
ignorance de l’organisation mondiale ou respectivement
son exploitation pour les intérêts des États-Unis
n’est pas acceptable.
-
Constitution de l’UE
Le Traité
constitutionnel tel que soumis prévoit une mission de
militarisation de l’UE ainsi que l’attachement de fait
de la politique de défense européenne et des forces
militaires à l’OTAN – et donc finalement à la
politique de la Maison Blanche et du Pentagone. Une
politique autonome étrangère et de sécurité de l’UE
qui s’établirait consciemment en tant que contre poids
au Pacte du Nord Atlantique reçoit de cette manière un
rejet.